Production d'aluminium primaire par électrolyse de l'alumine
L'aluminium primaire est obtenu par électrolyse de l'alumine selon le procédé découvert en 1886, au même moment mais indépendamment l'un de l'autre par le Français Paul Héroult et l'Américain Charles Hall.
Il consiste à réduire par électrolyse de l'alumine dissoute dans de la cryolithe (fluorure double d'aluminium et de sodium) fondue à environ 1000° C dans une cuve garnie de carbone (qui sert de cathode) et traversée par un courant électrique de haute intensité. L'aluminium se dépose au fond de la cuve tandis que l'oxygène réagit avec le carbone des anodes pour se dégager essentiellement sous forme de CO2.
Cette combustion du carbone oblige à remplacer régulièrement les anodes. L'effet Joule est suffisant pour maintenir le mélange cryolithe-alumine à son point de fusion.

Les cuves sont entièrement capotées afin de capter les gaz qui s'échappent du bain lors de l'électrolyse (ces gaz contiennent notamment du fluor) et de les envoyer vers un dispositif d'épuration où le fluor est récupéré par fixation sur de l'alumine.


L'aluminium liquide qui se dépose au fond de la cuve, lors de l'électrolyse de l'alumine, est régulièrement prélevé par "siphonnage" dans une poche, transporté sur un chariot à la fonderie, puis déversé dans un four où se fait la "mise au titre" : on ajoute d'autres métaux dans des proportions précises, pour obtenir des alliages aux propriétés souhaitées. L'aluminium est ensuite dégazé avant d'être solidifié sous des formes variées.